La Médecine traditionnelle s'exerce à partir de quatre groupes ou domaines : végétal, minéral, animal et sonore. Deux approches sont tout d'abord présentées au public : l'histoire officielle, sur laquelle repose la médecine savante, et qui enseigne que le savoir scientifique s'est élaboré progressivement à partir de l'observation et de l'expérimentation empirique, depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, et l'histoire mythique ou conception traditionnelle, selon laquelle la connaissance est donnée à l'homme à l'origine des temps, déterminant ainsi une médecine paradisiaque, transmise de génération en génération oralement. Dans cette interprétation, la maladie apparaît comme un châtiment ou une épreuve venant du ciel ou des puissances infernales, ou encore comme une initiation à un état supérieur d'existence. La cure traditionnelle consiste alors à renvoyer le mal d'où il vient par la prière ou l'exorcisme, ce qui est l'apanage du prêtre, ou de le tenter de le transférer sur un tiers, animé ou inanimé. On fait alors appel à un saint, ou un guérisseur, qui peut utiliser plantes, animaux, minéraux, ou encore ces curieuses formulettes appelées conjurations qu'il peut avoir reçu dans le secret, en des lieux et moments particuliers. Dans ce dernier cas, par une référence mythologique plaçant opérateur et malade dans un temps mythique, on renoue le lien existant entre le malade, la maladie, sa famille, sa lignée, son environnement social, affirmant que malgré les points de rupture, le présent est la continuation du passé non seulement de l'individu mais d'une société toute entière. Cette même structure de pensée se retrouvera dans la médecine de la signature, où l'on croit que le semblable guérit le semblable et que l'analogie d'aspect, de comportement, de couleur détermine une action thérapeutique particulière. En clair, cela voudrait dire que le crapaud plein de pustules pourrait soigner celles du malade, que l'escargot baveux soulagerait les maladies pulmonaires, la peau du serpent qui se tord par terre guérirait les coliques, et qu'il faut employer les pattes jaunes d'un poulet en cas de jaunisse de même que le suc orangé de la chélidoine, que le haricot en forme de rein aurait des vertus diurétiques et la noix en forme de cerveau soignerait ce même organe...
Aussi loin que l'on remonte dans le temps, l'homme a toujours utilisé les éléments naturels à sa portée pour tenter de soulager ses maux les plus divers: plantes, pierres, animaux. Si la médecine par les plantes est désormais relativement connue grâce aux nombreuses études qui ont été faites, il n'en est pas de même pour l'usage des animaux, minéraux et éléments sonores pris comme remèdes. L'exposition présentée a pour but de faire découvrir au public un panorama des croyances et usages médicaux en milieu rural aux 19è et 20è siècles. Ceci est complété par une tentative d'explication et de définition de la Pensée Traditionnelle sous-jacente qui, bien que non rationnelle, n'en est pas moins logique et représentative d'une autre conception de l'organisation du monde. Cette exposition est l'aboutissement de plusieurs années de recherches qui ont permis de redécouvrir ce patrimoine ethnologique précieux.
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